| L'entreprise: le récit
d'un parcours. |
| "Vous savez quoi
? Eh bien, tout ça, c'est la faute aux melons! Parfaitement
!
Ces melons qu'Anita et Jean Marie Jalabert, son époux, fait
poussez dans ses champs
C'est ainsi qu'Anita débute le récit de son aventure...sucrée
: un jour, en plein Juillet, un touriste, voyant la montagne de
melons sur mon étalage, me dit : "vous allez pouvoir
en faire des confitures".
"Je l'ai pris au mot, et j'en ai fait une paire de kilos, à
sa demande. IL a trouvé cela délicieux et m'a conseillé
d'en vendre.
J'ai commencé à en fabriquer en 1996."
Et voilà comment Anita, créant la sarl "Les Confitures
d'Anita", s'est lancée dans les douceurs: avec les confitures
de melon d'abord, puis de figues entières, et de tomates
vertes.
Et pourquoi pas de la confiture de vin ? ( l'entreprise se situant
au coeur du vignoble AOC Fitou
Elle fait des essais, étudie, compare les meilleures recettes,
et ajoute des confitures aux trois couleurs de vins sans oublier
le fameux Muscat de Rivesaltes.
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Mais voilà : c'était
trop simple... Fallait bien que l 'Europe s'en mêle !
Comment ? fabriquer de la confiture avec quelque chose qui n'est pas
du fruit ? pas question, il faut appeler ça "confit de
vin", qu'ils ont décrété, les "Euro
technocrates"!
Anita refusa et déposa sa marque "Douceurs de vin"..,
non mais des fois !
De plus, par chez nous, "confit" ça fait plutôt
penser aux cuisses de canard qu'à de la confiture!
Le thym aussi, sous ses doigts, tourne en confiture: "je pars
d'une infusion de thym des garrigues que je cueille moi-même,
car il est important de bien le choisir. Mais là aussi, confiture
de thym est interdit, remerci l' Europe.
Depuis, Anita a encore ajouté à ses spécialités,
des confitures d'abricot à la vanille, et de pêche à
l'ancienne : ce ne sont pas des pâtes à tartiner, on
y trouve des quartiers de pêche, des moitiers d'abricot, des
figues entières. |
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Des demandes et des idées, elle
en a encore plein d 'autres: framboise, fraise, mûre sauvage,
arbouse, fruits exotiques...
"La difficulté, c'est de trouver de bons producteurs,
qui puissent m'assurer une certaine quantité et une bonne qualité,
car je ne travaille qu'avec des fruits frais et non, comme beaucoup,
avec des fruits congelés, ou même directement avec de
la pulpe de fruit.
Et contrairement à ce que croient beaucoup de gens, on ne peut
faire de la bonne confiture qu'avec de bons fruits, et non avec des
fruits de rebut" |
"C'est la tomate
verte qui me donne le plus de travail : il faut la peler, enlever
les pépins, la couper en tranches...: alors, en ce moment,
je travaille avec une productrice, sur une variété
sans pépins."
Car Anita cherche sans arrêt, innove, teste des recettes.
Son dernier essai: la confiture de patate douce.
Au final, une belle couleur abricot, une texture de compote épaisse,
et un goût de confiture de pomme de reinette, chassé,
en fin de bouche, par une saveur de châtaigne.
"J'ai mes testeurs sur le village, précise t'elle en
riant, j'étudie plusieurs recettes, et j'adopte celle qui
remporte de plus de suffrages"
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